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samedi, 04 février 2012

Une année qui commence bien...

Pour l’industrie chimique.

Ce mois-ci, le « gendarme européen » de notre assiette, va rendre son rapport sur une nouvelle manière d’évaluer les risques des produits chimiques sur notre santé.

Cela fait 15 ans que les fabricants poussent à la roue pour que l’Europe adopte « le seuil de préoccupation toxicologique », nom de la nouvelle méthode que vient de passer au crible ce « gendarme » et dont il s’apprêterait à ne dire que du bien.

Une perspective qui donne des boutons à une fédération d’ONG qui milite contre l’usage immodéré des pesticides. Jusqu’ici , c’était le bon vieux principe de précaution qui prévalait : un produit reconnu cancérigène devait être retiré du marché.
Avec le nouveau principe on passe de l’évaluation du risque à la fixation d’un seuil en dessous duquel des substances chimiques n’auront pas besoin de subir de tests avant d’être commercialisées.

C’est d’autant plus fâcheux que le seuil de préoccupation toxicologique (SPT) fixerait des niveaux d’exposition toxicologique extrêmement élevés.

La nouvelle approche prend en compte de vielles études fournies par l’industrie à une époque où l’on ne regardait pas encore certaines formes de toxicité. Par exemple le système immunitaire ou endocrinien. En clair, il n’est pas certain, par exemple, que le bisphénol A des biberons en plastique aurait été interdit avec cette nouvelle norme. Pour les industriels, le SPT permettrait de décrocher plus facilement et à moindre coût des autorisations de mises sur le marché.
Cela n’a rien à voir bien sûr, mais quand on épluche la composition du groupe de travail qui planche pour ce gendarme européen depuis 2008, on voit que 10 des 13 experts ont un conflit d’intérêts avec l’industrie ou avec l’association de lobbying montée par les géants de l’agroalimentaire tels que ..Monsanto…
Pour rassurer tout le monde, le gendarme vient d’annoncer qu’il allait renforcer « ses procédures afin d’éviter les conflits d’intérêts potentiels et les cas de pantouflage ». Ouf, on a eu peur !

 

A rapprocher ce qui suit à propos des oranges

 

Aux Etats Unis, ont été découverts dans les jus d’oranges importés du Brésil par des marques telles que Tropicana, Simply Orange, un fongicide non autorisé. La corbendazime, c’est le nom de cette douceur, mutagène, reprotoxique et tératogène qui fiche le bazar dans le génome, s’attaque à la fertilité et provoque des malformation fœtales lorsque la mère est exposée.
Question est-ce que cette joyeuseté  est importée aussi en France ? Les marques concernées interrogées bottent en touche vers l’Union nationale interprofessionnelle qui répond que rien d’anormal n’a été repèré, même réponse au niveau de la Commission Européenne. Côté français on répond que la corbendazime est interdit depuis le grenelle de l’environnement de 2007…Sauf qu’à y regarder de plus près c’est un peu plus complexe.

Alors qu’aux USA la moindre trace de fongicide est bannie, l’Europe tolère la trace de résidus jusqu’à un certain seuil. Les fruits importés ont le droit d’être traités à ce produit. Mieux jusqu’en 2014, les agriculteurs européens peuvent également asperger les champs de céréales, de betteraves et de maïs, ce qu’ils ne rechignent pas de faire dans certains pays et cela parvient sur les étals français.

Cerise sur le gâteau (à l’orange) : alors que les pouvoirs publics se félicitent d’avoir interdit la corbendazime, nos agriculteurs ont le droit d’épandre dans leurs vergers du Thiphanate-méthyl, une substance active qui, une fois dans l’organisme, se transforme en devinez quoi ? Corbendazime !

Mais pas de souci, « le respect des limites maximales de résidus permet de garantir la sécurité pour le consommateur », répond Bruxelles. Autrement dit il n’y a pas de quoi en faire une salade (d’oranges)…


mardi, 31 janvier 2012

Ce dimance, soirée confisquée ..

 

Selon le bon vouloir de notre monarque qui est chez lui, dans les médias, depuis qu’il a décidé tout seul d’en nommer les responsables, de favoriser ses copains Bouygues et consorts en supprimant la pub sur les antennes publiques, et d’en exclure ses détracteurs.

Donc, je fais de le résistance !

 

Le même nous avait dit : je ferai une retraite au Mont ST MICHEL ! C’était il y a 5 ans pendant sa campagne électorale. Nous l’avons vu « se retirer » au Fouquet’s, ou dans le Yacht de son copain richissime BOLLORE !

Aujourd’hui, il nous dit de « radio pirogue » en Guyane, « si vous ne m’élisez pas, je peux gagner ma vie très très bien en travaillant du mardi au jeudi ( travailler plus pour gagner plus ? où il est passé celui-là ?), ou passer ma vie au Carmel ! » (qui n’est pas au Mont ST MICHEL !).

 

Et puis, mince, Merkel nous annonce qu’elle va venir le soutenir pendant la campagne électorale. Ah bon elle sait donc qu’il se représente ?

 

Mais ce qu’elle dit à DAVOS est autrement plus important pour nous, le peuple. Dans sa prise de parole publique, elle préfigure une Europe alignée sur le modèle social allemand !

 

C’est ce que vise aussi depuis plusieurs mois notre petit chef.

 

Donc,

-         Femmes de ménage françaises dans les hôtels, votre salaire sera désormais de 1€ par chambre nettoyée, comme en Allemagne.

-         Salariés français, plus de salaire minimum, sauf si les régions françaises, dans chacune d’elles en décident, comme dans certains Landers allemands où on peut trouver des salaire minimum à 5€ l’heure au plus.

-         Chômeurs français, plus d’indemnité pendant 2 ans, mais 1an seulement, puis après vous aurez au plus 357€ maxi et pendant un temps limité, si le modèle allemand est copié  Le peuple allemand produit effectivement, mais il ne consomme pas, parce qu’il ne peut pas. Le gouvernement allemand fait consommer les autres peuples européens, qui sont les clients des entreprises prospères allemandes. Ce qui ne veut pas dire que leur compétitivité est meilleure que les françaises !

-         Mère de famille françaises, renoncez à travailler, votre place est auprès des enfants comme en Allemagne puisque dans ce pays les crèches ne sont pas monnaie courante !

 

Une Europe fédérale, puisque c’est bien vers cela qu’il faut tendre, ne pourra jamais se faire en oubliant ce qui fait l’identité d’un peuple.

 

Notre identité est faite par notre histoire : les jacqueries, le philosophes des lumières, la liberté l’égalité et le fraternité, la révolution de 1789 mais aussi de 1948, les communards contre l’occupation prussienne, la grande guerre , 1936,  la Résistance, puis la sortie de guerre avec les acquis sociaux qui ont accompagnés la reconstruction.

C’est aussi notre identité qui a fait notre histoire !

Nul ne peut l’ignorer et par conséquent liquider cette identité en l’asservissant à une volonté économico- politique  qui nous serait non pas seulement extérieure mais étrangère.

 

Un chef d’état qui oublie cette histoire identitaire peut échafauder tous les plans qu’il veut, il est dans le non sens, le contresens de ce qu’est le pays, dont il devrait être honoré de présider. Ce qui signifie selon la Constitution, préserver cette identité dans l’intérêt général ! Mais cela compte manifestement comme roupie de sansonnet !

 

Il serait fâcheux que, par notre silence, par notre immobilité, par notre indifférence, nous laissions « prendre » cette hégémonie politique, économique dans une Europe, dans laquelle, dans les temps anciens mais pas si reculés que cela, d’autres que Merkel ont voulu imposer et devant lesquels nos pères et grands pères se sont levés au péril de leur vie.

 

Cette Europe fédérale, elle est affaire de peuples, pas de politiciens faibles et complices vendus aux forces du libéralisme le plus effréné , aveuglés et asservis par le capitalisme financier qui, selon Marx, serait les prémices du pourrissement du capitalisme.

 

 

En novembre 2011, un réalisateur grec nous disait ceci :

« La crise de la dette vécue par nos pays est une grave crise sociale, politique, morale et humanitaire. Une crise qui fait peser une menace directe non seulement sur les conditions de vie de la population mais aussi sur la souveraineté nationale, la démocratie et la paix, sociale notamment. Dans le documentaire nous avons voulu décrire la transformation de la démocratie en « debtocratie ». Le rythme de la destruction a surpassé même nos plus horribles prévisions., le chômage a grimpé : sept sociétés sur 10 ont massivement licencié, les sans abris ont augmenté de 25%, les suicides de 40%. Le service public cible des médias se désagrège et la dette continue a exploser….. »

« Par dessus tout  la crise tient aux anomalies de la zone euro qui créent des déficits et une dette à la périphérie européenne tout en accumulant par ailleurs des surplus dans le noyau de l’Europe….Le droit international interdit aux pays de détruire leurs structures sociales et d’envoyer leurs citoyens à la mort dans le but de rembourser des créanciers étrangers. Ce que les gouvernements de ces pays endettés ont réussi à faire dans les deux dernières années a été de donné le temps aux banques privées européennes suffisamment de temps pour se débarrasser des emprunts publics « toxiques » et les envoyer vers la BCE – en un sens les retourner aux contribuables européens. En se soumettant à la volonté du FMI, de la BCE et de Berlin, les gouvernements de ces pays ne conspirent pas seulement contre leur peuples mais contre les citoyens de l’Europe toute entière. La Grèce a été le cobaye de ce qui va -et est apparu déjà- dans d’autres parties de l’Europe. »

Aujourd’hui, fin janvier 2012, Merkel a imaginé pouvoir imposer une tutelle sur la Gr^ce, sa tutelle. C’est oublier l’histoire de la Grèce, très récente, d’occupation allemande !

 

Les élections sont proches, faisons vivre la démocratie, redonnons vie à notre démocratie, faisons entendre notre voix qui crie pour tous : justice dans l’égalité, la solidarité, la liberté et la fraternité. Demandons, exigeons que notre souveraineté identitaire reste entière.

 

 

 


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